Les rois Mages

Les rois MagesMelchior, Balthazar et Gaspar apparaissent dans notre époque pour retrouver le petit Jesus et lui offrir leur cadeau. Mais il semble que les temps aient quelques peu changé.

Après 6 années de séparation qui ont tout de même été fructueuses (‘Le Pari’ et ‘L’Extraterrestre’ pour Bourdon et Campan, ‘Antilles sur Seine’ pour Legitimus). Le retour était annoncé, il a donc lieu cet hiver 2001 avec ces ‘Rois Mages’.

Au vu du scénario, il est clair que nous avons ici à faire à un film qui joue sur l’anachronisme et le decallage des personnages. Dans la même lignée que ‘Les Visiteurs’, ou encore que ‘Jumeaux’ ou ‘Un prince à News York’, les gags alternent le bon et le très lourd. On regrette en effet certaines répliques un peu limite (le passage avec les handicapés, notamment), mais il s’avère que la bonne humeur est bien là.
Le plaisir qu’ils ont eu à faire le film et à le tourner semble apparaître directement à l’écran. Du coup, même si le film ne remplit pas toujours son rôle, on reste dedans grâce à certaines mimiques qui nous rapellent les meilleurs moments du trio.

Car il est assez difficile de se délecter de l’intrigue… avec des sous-histoires pas toujours prenantes (les états d’ame de Macha ou encore le directeur de la chaine de TV). Toujours est il qu’on revient assez vite vers ce qui nous interesse, à savoir ces rois mages, plutôt bien dans leur peau et assez déconneurs.

Assuremment, Les Inconnus font un come back globalement réussi, bien qu’imparfait. Sans être un grand moment de cinéma, ces ‘Rois Mages’ restent un divertissement tout à fait convenable. On ira surtout pour avoir le plaisir de les revoir ensemble.

Les rois du désert

Les rois du désert1991. La Guerre du Golfe vient de se terminer mais n’a pas été vécue par tout le monde de la même façon. Une équipe réstée sur la touche pendant la guerre décide de monter une opération pour récupérer des biens volés par Saddam.

« LES ROIS DU DESERT » voulait être une critique sévère de l’intervention des Etats-Unis dans la Guerre du Golfe (dixit les acteurs du film). Si ça peut vous rassurer, l’image de ce beau pays n’est en fait que très peu amochée. Cela n’empêche pas à ce long-métrage d’être, malgré tout, un gentil divertissement.

Il s’agit donc d’un film qui se laisse voir. Il vaut principalement pour sa réalisation assez soignée et entreprenante qui multiplie les inserts rapides au milieu d’une scène, les plans étranges ( l’effet d’une balle dans l’organisme.) sans pour autant tomber dans l’excès. Il arrive aussi à conserver un certain humour tout en décrivant assez bien l’horreur de la guerre et certaines explosions, toutes proches des acteurs, sont assez impressionnantes. Il a le mérite de nous donner un aperçu (grâce à une lumière presque aveuglante) de la dureté du climat d’un pays désertique.

Cependant, le scénario reste faiblard et même un peu énervant. Le film est tantôt gentiment rebelle, tantôt politique puisqu’il rajoute son grain de sel concernant une guerre déjà très polémique. Il finit heureusement par nous révéler que le soldat américain, malgré tous ces torts, n’est finalement pas un si mauvais gars (Ouf !).

Le roi Scorpion

Roi Scorpion Memnon, tyran et chef de clan dans la ville de Ghomorre, tient à décimer définitivement les nomades du desert. Ces derniers s’unissent pour engager des mercenaires et tuer le sorcier du tyran.

Vous connaissiez la Mommie ? Ca n’a plus rien à voir. Finie l’aventure, terminé le côté mythique de l’histoire, décapité le scénario, terminé l’originalité. Le spin-of de l’univers mommiesque perd ici toute saveur du fait d’un point du vue beaucoup trop orienté action, au détriment d’une quelquonque magie. Le côté aventure a lui aussi totalement disparu, au profit de scène de combat digne des meilleurs heures des Superstars du Catch (dont l’acteur principal est d’ailleurs issu).

On a bien sûr déjà vu bien pire dans le genre, mais le contexte de la saga fait que cette vulgaire série b sonne faux. Les acteurs font de la peine à voir et ce trop plein d’action finit par ennuyer profondemment. ‘Too much is not enough’ ont du se dire les producteurs qui surenchérissent ici le nombre d’étripage à la minute (sans trop en montrer afin d’avoir le PG13). Ce trop plein d’action achève un film qui ne joue finalement que sur ça. La tentative d’histoire d’amour pour la forme, n’etant là que pour alterner un peu avec les scènes musclées.

Pas grand chose à sauver donc pour ce ‘direct to video’ passé par la case ciné.

Le roi danse

Le roi danseLouis XIV voit son règne sous le signe de l’art, en particulier celui de la danse et de la musique. Passé 22 ans, il prend seul les rennes du pouvoir et va faire de Lully son mentor musical.

Enthousiasmé par une bande annonce très bien construite, on savait que ce Roi dansant s’annoncait comme très théâtrale et romancé. Comme toujours lorsque l’on attaque un film sur la musique classique, on subit la concurrence passive d’Amadeus de Milos Forman. Le Roi danse est calqué sur la même trame : à l’orée de la vie de Lully, il se souvient de sa vie passée pour son Roi. La comparaison ne s’arrête pas là puisque d’autres thèmes (luxure, dépravation, concurrence…) similaires sont abordés.

Le résultat est absolument étonnant. On l’attendait, on l’esperait, et le rendu aussi bien visuel qu’auditif est absolument étonnant. Corbiau (déjà réalisateur de Farinelli et du maître de musique) n’abuse en effet pas du faste visuel nécessaire pour restituer l’époque, et n’en alourdit pas l’image. L’action reste centrée sur quelques personnages de la cour et y reste. De même, l’histoire ne part pas dans tous les sens et maintient une certaine cohérence ; pas de complots inintéressant et trop classiques… les quelques personnages apparaissant sont principaux ou ne sont pas. A cette occasion, il faut rendre hommage aux acteurs qui restituent fort bien l’atmosphère d’une cour, et le côté solennel qui s’en échappe. Certains y verront des acteurs surjouer, mais tout le contexte fait qu’ils sont dans le vrai.

L’osmose du film est possible grâce à une formidable incrustation des sons dans le film. Corbiau avait à sa disposition des mélodies déjà magnifiques, mais l’agencement général fait qu’elles sont particulièrement mises en valeur. On peut aussi ajouter à la musique la gestion des silences des voix et des sons qui, particulièrement dans ce film permettent une ambiance vraiment particulière (les bruits de pas, la discussion entre le Roi et sa mère quand il prend le pouvoir…).

« Le Roi danse » colle donc bien avec son époque, alternant faste et roman. L’histoire de Lully à la cour de Louis XIV laisse entrevoir pas mal de sous-histoires (complots du cousin…) mais ne s’attarde pas, à raison, trop longtemps dessus. Evidemment, le roman du film fait que les personnages aient quelques aventures (il faut bien un peu d’esclandres et de libertinage de l’époque), mais finalement, on s’en soucie peu. C’est cette histoire d’amour entre un Roi egocentrique et son compositeur qui lui donne sa vie, qui nous émeut le plus.

Déconcertant dans l’harmonie générale du film, « Le Roi Danse » se pose comme un film abouti sur une époque connue de l’histoire de France. N’y traitant que la musique, le réalisateur se permet d’aller en profondeur et de nous faire sortir beaucoup de sentiments d’une cour tout en artifice. Pour peu que l’on ne soit pas insensible à la musique classique et aux films s’y rapportant, ce long métrage constitue une référence dans le domaine.

Après « Farinelli », Gérard Corbiau nous livre avec « Le Roi Danse » une nouvelle oeuvre majestueuse retraçant la vie de Louis XIV. Le réalisateur met en avant la passion du monarque pour la danse qu’il considère comme une arme redoutable pour gouverner le monde. Le point de vue est original et la réalisation tout en mouvement a le mérite de se marier parfaitement avec la musique de Lully.

Dans ce film, Gérard Corbiau a su marier l’art et la politique de façon magistrale : le pari d’associer le roi Soleil à un personnage voué aux arts de la danse et de la musique est réussi. Ce dernier, brillamment interprété par Benoit Maginel, est au centre d’une mise en scène toute en mouvement qui se marie parfaitement avec les symphonies royales très caractéristiques de Jean-Baptiste Lully. Celles-ci accompagnent les deux-tiers du film et lui insufflent ainsi un rythme entraînant transcendé par le jeu survolté « à la française » de l’ensemble des acteurs. De quoi faire oublier l’impression de stagnation que donne parfois le scénario proprement dit qui s’achève étrangement sur la mort de Molière, ami et associé de Lully interprété par T. Karyo.

« Le Roi danse » est une oeuvre de grande classe qui passionnera les spectateurs amateurs du noble cinéma français, trop souvent associé à un public élitiste alors qu’il ravirait certainement un très large public.

Qu’est-ce qu’une numérisation de cassettes

La numérisation cassette est depuis quelques années une tendance à ne pas rater. De nombreuses personnes optent pour cette numérisation étant donné que les nouvelles technologies sont beaucoup plus pratiques. Les ordinateurs, les tablettes, les Smartphones ont pris leur place au sein de la vie de la communauté et il la numérisation de cassette passe aussi au premier plan.

L’ère de la numérisation

K7Certes, les cassettes vidéo ont connu un fort succès dans le monde du multimédia à une certaine période, mais sa phase de déclin apparaît ces dernières années. À cette époque, bon nombre de personnes étaient vraiment satisfaites des services offerts par les cassettes. Les cassettes vidéo pouvaient aussi enregistrer les moments extraordinaires de notre vie grâce à un caméscope. Les enregistrements pouvaient ensuite être vus à travers un magnétoscope. Actuellement, les risques de disparition des cassettes sont probables étant donné qu’elles perdent leur estime au-devant des multimédias plus modernisés. De ce fait, afin de conserver vos données sur vos cassettes, il est primordial de transformer des cassettes en DVD. C’est une option de numérisation très efficace et satisfaisante en ce moment. Le concept de numérisation vise généralement à transférer les vidéos depuis des cassettes sur un support média numérique comme le DVD, le disque dur et les clés USB. Le genre de transfert est standard et tout type de format de vidéo cassette peut être numérisé à savoir le VHS, VHSC, VHS-C, MiniDV et HI8. Profitez ainsi qu’un transfert de vidéo sur un disque compact.

Le fonctionnement de la numérisation

Le fonctionnement de la numérisation ou du transfert numérique n’est pas compliqué. La base de ce système est de transférer les fichiers vidéo des cassettes sur un disque comme le DVD ou la clé USB par exemple. L’opération de transfert se réalise grâce à l’emploi de divers logiciels spécialisés et appropriés. Les professionnels dans ce domaine disposent d’une certaine connaissance en manipulation des logiciels et des programmes avant de procéder aux transferts. Ainsi, pour bénéficier d’un transfert de qualité, il est conseillé de contacter des agences spécialisées dans ces services de transferts. L’avantage est que vous ne risquerez pas d’abîmer les vidéos dans vos cassettes avec l’aide des professionnels. Parfois, si vous avez encore besoin des cassettes, certaines boutiques proposent aussi des services de récupération de cassettes vidéo.

Bref, la numérisation est un système très pratique et qui offre la possibilité de redonner une touche originale aux vidéos dans les cassettes, mais cette dans des disques compacts qui riment avec la nouvelle technologie.

Le roi Arthur

Le roi ArthurAprès 15 ans de bons et loyaux services pour l’empire romain, les chevaliers de la table ronde se voient confier une dernière mission. Avant de quitter l’Angleterre sous pression Saxone, les chevaliers d’Arthur doivent secourir le futur pape dont le village est à deux doigts de se faire envahir et piller.

Surfant sur son succès des ‘Pirates des Caraibes’, le producteur blockbusturien Jerry Bruckheimer reprend à sa sauce la légende du Roi Arthur et des chevaliers de la table ronde. On retrouve Kara Kneightly déjà présente dans les ‘Pirates’. Arthur sera lui interprété par Clive Owen qui n’avait pas laissé de souvenirs intemporels au cinéma mais qu’on aura apprécié dans ‘The Hire’, série de courts métrages tournés pour BMW.

Antoine Fuqua (‘Training Day’) nous emmène donc suivre les aventures de ces chevaliers dans leur dernière mission qui se révèle, comme d’habitude, la plus difficile. Et malgré cette épopée mythique et un fond très riche, le film a tendance à niveler par le bas cette quête pourtant présentée comme héroïque.
La faute aux personnages sans doute, et Arthur en tête. Owen semble loin d’un leader et sa grandiloquence sensée motivée ses troupes finit par lasser tant cela sonne faux. Du coup ce voyage périlleux n’apparaît à l’écran que comme une banale mission, pas toujours intéressante et entrecoupée de quelques batailles, elles aussi un peu light.

On pourra se satisfaire de quelques moments un peu plus intéressants, notamment la traversée de la banquise, mais ces rares bons moments ne surnagent que trop rarement dans de la superproduction médiocre et même pas impressionnante. Il faudra chercher ailleurs le block de l’été 2004, ce Roi Arthur s’oublie à peine la projection terminée. Et ce n’est peut-être pas un mal.

Rocky Horror Picture Show

Rocky Horror Picture ShowUn couple se retrouve coincé dans un manoir occupé par des individus bizarres.

Le  » THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW » est, à l’origine, un énorme nanard musical des années 70 ; un de ceux qui remporteraient la palme d’or au festival international du nanard. Si bien qu’un véritable culte s’est peu à peu créé aux Etats-Unis, puis dans le monde, autour de ce film.

Mais il ne s’agit pas d’un film culte traditionnel à la X-Files. Non, ici le but est de pirater chaque scène et chaque dialogue et de délirer un maximum pendant la projection.
Par exemple, au Studio Galande, à Paris, chaque vendredi soir, une bande de 7, 8 fans complètement déjantés vous referons le film en direct ! Et croyez-moi, ça vaut vraiment le déplacement. Durant une heure trente, la troupe pirate le film avec talent et sur un rythme d’enfer . On chante, on danse, chaque blanc du film a droit à sa vanne et chaque situation est recréée en live, costume à l’appui ! Mais le tout reste très bon-enfant et la troupe ne prend jamais à partie le spectateur dans la salle (comme c’est souvent le cas dans les cafés-théâtres par exemple).

Bref, si vous voulez passer une soirée originale entre amis, c’est le bon plan à ne pas louper, surtout que pour le prix d’une place de ciné, ce serait dommage de s’en priver.

Robots

RobotsJeune robot vivant à Écrou-ville, Rodney ne rêve que d’une chose, devenir un inventeur. Un jour il décide de partir tenter sa chance à Robot-ville en espérant pouvoir travailler pour celui qui est son idole depuis tout petit : Bigweld. Mais des rencontres et certaines surprises l’attendent…

Après « Ice age » mais avant sa suite, le duo de réalisateurs/animateurs Chris Wedge et Carlos Saldanha nous offrent leur nouveau film d’animation : « Robots ». Avec « Ice age » ils nous avaient montrés leurs talents et leur humour en réalisant ce film au scénario extrêmement amusant. Avec « Robots » ce sont leurs talents de création/animation qu’ils nous prouvent car il apparait visuellement bien plus avancé que ne l’était leur précédent.

Avec « Robots » c’est tout un monde, tout un univers, qui a dû être crée et qui se met en place devant nos yeux. Dans ce monde robotique c’est aussi bien la tonte du gazon que la naissance d’un enfant, qui ont du être adaptés à cet univers si proche et en même temps si loin du nôtre. Nombreux sont les détails qui le rendent vivant, amusant et lui donnent une cohérence. Pour ne rien gâcher, ainsi que pour faciliter l’intégration du spectateur à cet univers, la 3D est d’une qualité plutôt correcte.

Tout le travail sur cet univers robotique crée une sorte d’humour omniprésent grâce à la comparaison que l’on peut-y faire avec notre propre monde. Mais l’humour du film ne se fonde pas uniquement sur cette opposition, et propose un comique de situation assez fort ainsi qu’un humour en dessous de la ceinture mais qui, une fois n’est pas coutume, passe assez bien, sans doute parcequ’il est poussé à l’extrême.

Le scénario cible un public plus jeune que le récent « Les indestructibles », des studios Pixar, même si tout le monde peut trouver son compte dans ce film. Peut-être un peu trop mielleuse, on pourrait reprocher à la famille de Rodney de nous faire penser à ces photos de famille des années 30, ou tout va le mieux dans le meilleur des mondes… ce qui à la longue se trouve être un peu agaçant. On notera également la présence d’une morale assez politisée, n’hésitant pas à pointer du doigt les capitalistes égoïstes, se moquant de la souffrance des autres. Libre à chacun d’adhérer ou non à cette vision des choses.

Des références à d’autres films peuvent être aperçu, mise en scène parfois d’une manière assez grossière mais somme toute sympathique à découvrir. Un point intéressant à soulever est la présence de bref passage musicaux interprétés par les protagonistes du film. Il y avait un bout de temps que Disney, spécialiste en la matière, avait cessé ce genre de chose, (une ultime et lamentable tentative dans « La ferme se rebelle »). Ici, il semble que le bon compromis ait été trouvé pour que ces passages soit présents sans agacer pour autant le spectateur. L’humour et la rapidité de ceux-ci sont essentiels pour être acceptés.

La bande originale signée John Powell (« Shrek », « Chicken run »…) est assez agréable à entendre. Les voix sont également pour la plupart bien choisies, que ce soit dans la version originale ou française. Jean Rochefort et Monica Belluci ont prété leur voix pour la V.F. tandis que Robin Williams s’est plié à l’exercice pour la V.O. On regrettera cependant d’avoir choisi Élie Semoun plutôt qu’un acteur un peu plus aguerri.

Pour conclure, malgré son scénario mielleux « Robots » s’adresse un public large désireux de se changer les idées et de passer une heure et demi de détente. Sans être un pur bijou, ce film n’en reste pas moins un très bon film d’animation, bien travaillé et méritant d’être vu en salle.

Road Trip

Road TripSéparé de sa fiancé (Tiffany) pour les études, Josh a du mal a repousser les avances de Beth. Il succombe à ses charmes et filme ses ébats. Quelques jours plus tard, il se trompe de cassette et envoi à Tiffany sa « performance » en lieu et place d’un message romantique. Il part donc en voiture pour ratrapper le paquet à l’autre bout du pays, avant qu’elle ne le recoive.

Road Trip fait parti de ces films d’adolescent qui se multiplient ces temps-ci. Cette fois-ci, il s’agit d’un road-movie (comme son nom l’indique), sorte de voyage initiatique sujet à de nombreux gags souvent au dessous de la ceinture, toujours déjantés.

L’intérêt du film repose surtout sur le rapport entre les acteurs. Ces jeunes gens tout droit sortis du campus qui produit les adolescent-acteurs, sont sympathiques. Y a pas à dire, on a envie de les suivre.

Road Trip joue sur plusieurs tableaux en alternant des personnages hauts en couleur mélangés avec de l’humour bien gras (comme de coutume) et quelques scènes bien hardcore.

Malgré un certain manque d’originalité et un léger goût de déjà-vu, on s’amuse quand même beaucoup et c’est bien là le principal. Pour les amateurs d’humour potache et des films estudiantins, Road Trip fait parti des immanquables.

Imaginez, vous filmez votre infidélité d’un soir, et votre pote l’envoie à votre copine à des milliers de kilomètres de là. Je vous passe les détails, mais il va de soi qu’il va falloir intercepter le document compromettant. Que faire alors? Road Trip!

Et après un démarrage lent, c’est parti pour une virée en voiture qui vaut vraiment le coup, et qui vous fera oublier les niaiseries lycéennes d’American Pie. Ca tape toujours en dessous de la ceinture, mais ça monte aussi de temps en temps et le rythme ne se relache jamais.

Et ici, pas de politiquement correct pour désamorcer tout de suite après les moments les plus trash. Tout y passe; le sexe bien sûr mais aussi la drogue, la famille, la mixité… Road Trip a aussi ses moments d’anthologie entre un grand père limite et un don de sperme bien hardcore. Bon, on pourra dire ce qu’on voudra sur le scénario, mais vous ne regretterez pas l’investissement c’est garranti.

Les rivières Pourpres 2

Les rivières Pourpres 2En Lorraine, on retrouve un cadavre emmuré et crucifié dans une abbaye de moines montanistes. C’est Niemans, flic respecté qui est chargé de l’enquête.
Reda, jeune policier aux méthodes expéditives trouve quant à lui, non loin de là, Jesus, qu’il manque de tuer par accident de voiture. Les deux affaires sont peut être liées.

En un sens, ‘Les Rivieres Pourpres 2’ sont une synthèse parfaite. Un melting pot idéal d’invraisemblance, de mauvais dialogues, de trous de scénarios et d’idées de pacotilles. L’initiative de faire une suite au déjà très poussif ‘Rivieres pourpres’ semblait déjà défier le rationnel, mais Besson va bien au delà en signant un script où s’entremèlent flics benets, esotérisme en solde et dialogues taxi-esques.

Avec Dahan aux commandes, Reno de retour et Magimel (il avait déjà travaillé avec Dahan sur ‘Déjà Mort’) pour remplacer Cassel, nous voilà parti dans un polar pseudo-mystique selon un schema quasi identique au premier. Niemans d’un côté, Reda de l’autre pour une baston gratuite, puis un rapprochement des enquêtes. De quoi recréer la fine équipe et nous offrir du grand spectacle.
Même si la réalisation alterne le faux sensationnalisme et le plus efficace, Dahan ne peut rien faire contre des dialogues ridicules et des acteurs (Reno notamment) qui ont décidé de pas se forcer.

Mais c’est d’abord le scenario, sans queue ni tête qui rend le film totalement absurde et pas crédible pour deux sous. Parachutage de personnages en plein milieu de l’histoire (dont une apparition de Johnny qui restera dans les annales), décisions incohérentes, idées vaseuses et dénouements ridicules, c’est un véritable pot-pourri de ce qu’on peut faire de pire dans un script.
Comme si cela ne suffisait pas, les ‘Rivieres pourpres 2’ ont en plus le malheur de se prendre au sérieux.

Il est clair que Dahan et Besson ont complètement manqué leur coup, en nous proposant une série Z avec un budget pharaonique de 30 millions d’euros.
Déjà ringard, ce polar incohérent pourra donner du plaisir si pris à un degré élevé. C’est déjà ça pour un film aussi pauvre.

En raison du fort succès en salle du 1er volet, voici que nous est offert une suite qui, même si elle ne s’imposait pas forcément, s’avère terriblement efficace grâce à une réalisation au poil et à une ambiance glauque parfaitement maîtrisée.

Pour un peu rafraîchir la mémoire du spectateur lambda, « Les Rivières Pourpres » avaient amené en 2000 un nouveau souffle sur le cinéma policier français grâce à un style qui s’inspirait grandement de ce qui se faisait chez son cousin d’outre-atlantique, à savoir le polar glauque (« se7en » en étant la parfaite vitrine).
Sa suite reprend la même ambiance, pesante et sombre, quelque soit le lieu qui est filmé (monastère, poste de police, église, ligne Maginot, cabane près du lac…), ce qui permet de ressentir pleinement l’atmosphère si particulière du 1er volet.
Vincent Cassel laisse place à Benoît Magimel pour le rôle du jeune policier fougueux, dont le personnage fait contrepoids à celui du Commissaire bourru brillamment interprété par Jean Reno ; et Camille Natta vient compléter l’équipe de choc en incarnant une spécialiste des cultes.
D’autres acteurs vedettes font des apparitions plus ou moins discrètes tel que Johnny Hallyday et Christopher Lee, ce qui est toujours un petit plus dans ce genre de film. On peut d’ailleurs regretter que le dernier cité ne soit pas plus présent à l’écran alors qu’il interprète un personnage clé.

Le principal reproche pourra éventuellement porter sur un scénario qui semble parfois assez décousu. Peut-être que son originalité, qui réside dans le fait qu’il se plaît à flirter aux frontières du fantastique (l’apocalypse est quand même annoncé dans le titre du film !), va en agacer plus d’un, habitués à des histoires plus conventionnelles.
L’autre, mais moindre reproche, peut concerner certains personnages à l’attitude assez absurde (voir les policiers adjoint à Magimel, qui ont d’ailleurs un style  » jeune de banlieue  » assez irritant) : à trop vouloir s’inspirer du style américain, on finit par en avoir les mêmes défauts !

Un film plus que plaisant qui ne mérite certainement pas le lynchage médiatique auquel il a parfois eu droit.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.